Journal de bord

Journal de bord

Mesurer son évolution et progresser grâce au journal de bord.

Progresser, dans quelque domaine que ce soit, nécessite de savoir d’où l’on part, où l’on veut arriver et comment. Mais pour de savoir si on s’approche du but et si les stratégies mises en place fonctionnent, il est indispensable de suivre sa progression. Pour ce faire, il faut mesurer ses activités et les effets qu’elles produisent à plusieurs niveaux. Cela passe par la création d’un « espace » où l’on va noter les informations pertinentes pour un projet donné de manière régulière. On constitue ainsi un journal ou carnet de bord.

Vous voulez tout savoir de l’utilité de cette outil ?
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Pourquoi suivre ses activités ?

Un travail de suivi a plusieurs intérêts distincts, à la fois pendant et après la réalisation d’un projet :

  • Mesurer sa progression. Se rendre compte des petits ou des grands progrès, au fil des semaines et des mois est un soutien important à la motivation. Il s’agit ici vraiment d’évaluer l’avancement d’un projet.
  • Détecter des liens de cause à effet. Ceci permet de comprendre l’impact de nos comportements ou d’événements sur notre progressions, nos difficultés ou nos facilités à avancer. On comprend alors mieux ce qui peut nous poser difficultés ou ce qui peut soutenir notre action dans de futurs projets. On peut faire un réel diagnostic éclairé des difficultés ou facilités rencontrées.
  • Mieux évaluer le chemin parcouru à posteriori. Un travail de suivi au long cours permet de prendre pleinement conscience d’une évolutions, des apprentissages et des transformations qui ont eu lieu. Le fait de garder une trace du parcours donne de réelles clés ou « recettes » personnelles qu’il est possible d’appliquer à d’autres situations par la suite. J’insiste un peu sur ce dernier point car on sous-estime souvent le chemin parcouru. Avec cet outil, une fois vos objectifs atteints vous pourrez voir à quel point vous avez évolué(e), et vous prendrez donc pleinement conscience de vos accomplissements, ce qui constitue un véritable boost pour le moral !

On est alors en mesure d’expliquer les progrès ou les problèmes grâce à des faits objectifs, des ressentis ou des éléments de contexte notés explicitement et chronologiquement dans le journal de bord.

Que faut-il mesurer ?

Les informations notées au fur et à mesure de l’avancement du projet seront de deux types :

  • des mesures objectives
  • des mesures subjectives ou qualitatives

Si on prend l’exemple d’un projet de remise en forme, les mesures objectives peuvent être le poids, la masse grasse et la masse maigre, la mesure de la force sur certains exercices, l’endurance à un exercice particulier (temps de course à pied par exemple), etc.

Les mesures qualitatives sont tout aussi précieuses. Pour ce même projet, elles se présenteront sous la forme de multiples commentaires ou impressions au sujet de l’humeur, l’énergie, la motivation, l’appétit, la qualité du sommeil, etc.

En bref, le choix des mesures dépend du projet. Pour plus d’efficacité, ce dernier aura été clarifié et planifié au préalable, ce qui permettra de déterminer plus facilement ce qu’il est nécessaire de noter ou non. Si certains de vos projets se recoupent, il peut être pertinent de regrouper les mesures de l’évolution de ces projets proches dans un même carnet ou journal de bord.

Un journal de bord, concrètement, c’est quoi ?

Un journal de bord peut être un seul et même objet ou fichier, tout comme il peut être constitué d’un ensemble de documents liés les uns aux autres. En gros, c’est un « dossier » où vous pourrez consigner toutes les informations pertinentes pour suivre et évaluer votre progression vers un objectif.

La version papier « low-tech »

De manière classique, le journal de bord est un cahier dans lequel on note les informations pertinentes par rapport à un objectif donné. Dans le cas de l’atteinte d’une certaine performance sportive, par exemple courir un marathon, on y notera à chaque page la date et le contenu des entraînements. Celles-ci seront des faits objectifs : lieu de l’entraînement, durée, nature du terrain, distance, moment de la journée, etc. Mais on n’oubliera pas non plus les éléments subjectifs : humeur avant et après l’entraînement, motivation, sensations durant et après l’entraînement, douleurs éventuelles, etc.

Pour le rendre plus vivant et facile à consulter, on y ajoute également parfois des graphiques, des schémas, des dessins ou des photos. Par ailleurs, organiser chaque page de la même manière permet de retracer rapidement la progression en parcourant le journal. Il s’agit en réalité d’élaborer une trame qui facilitera à la fois le remplissage et la consultation du journal de bord.

La version numérique connectée

Aujourd’hui cependant, certains préféreront les outils numériques pour remplacer la version papier du journal de bord. Dans ce cas là celui-ci prendra le plus souvent la forme d’un dossier regroupant plusieurs fichiers :

  • tableur pour les données numériques
  • fichier texte pour les commentaires plus détaillés
  • sauvegarde de données d’applications spécifiques sur mobile (application pour prendre des notes, pour suivre une activité sportive, etc.)
  • photos
  • enregistrements audio

L’avantage du numérique est évidemment de pouvoir analyser automatiquement les données et de produire des schémas ou graphiques facilement. Pour certains projet, c’est un réel plus. D’autres articles du site présentent quelques applications pouvant faire office de journal de bord de manière générale, ou plus spécifiquement dans le domaine du sport (musculation/fitness et cardio-training).

Quel support choisir ?

Quelque soit le support choisi, le principal est de conserver une organisation simple et cohérente. Il faut pouvoir noter et retrouver facilement les informations. Que vous choisissiez le numérique, le papier, ou une combinaison des deux, cela nécessitera une organisation en amont. Le premier élément qui doit vous guider est le nombre de critères de suivi. Ce nombre dépendra de l’objectif et devra rester pertinent : ni trop, ni trop peu.

Le choix du support dépend avant tout de votre sensibilité. Si vous trouvez cela plus pratique de faire votre suivi dans un journal papier, lancez-vous et organisez-le pour qu’il soit facile à utiliser. Vous pouvez vous inspirer d’outils comme le bullet journal. Il faut effectivement que votre journal de bord soit facile à utiliser, mais aussi agréable à l’oeil pour que vous ayez envie de le remplir. C’est surtout cet aspect qui pourra être inspiré du bullet journal. En effet, cet outil est un journal de bord très généraliste qui permet de suivre des projets, des habitudes, de noter des idées, d’organiser son planning… On sort donc du cadre du journal de bord en tant que tel. Voici deux articles qui décrivent précisément la procédure pour créer votre propre bullet journal :

  • Bullet journal en 10 étapes
  • Comment débuter un bullet journal

Si vous êtes plus à l’aise avec votre téléphone portable et que vous voulez avoir accès à vos informations partout, orientez vous vers ce support. En effet, le suivi ne doit pas devenir une corvée fastidieuse mais quelque chose de simple et de rapide à faire. Il faut noter les informations de manière suffisamment organisée et claire pour pouvoir les retrouver et les comprendre facilement. Nul besoin d’écrire des romans, donc. Enfin, n’oubliez pas de dater vos entrées, chose importante pour situer vos progrès dans le temps.

Comment procéder ?

Voici les consignes à respecter pour suivre vos progrès efficacement avec un journal de bord :

  • Un journal par projet. Même si un objectif global peut comporter plusieurs sous-objectifs, contentez-vous d’un journal de bord par objectif global (ou projet).
  • Déterminer les mesures. Quand vous aurez planifié votre projet, vous connaîtrez les étapes intermédiaires et les critères d’accomplissement des objectifs liés. Partez de là pour déterminer ce dont vous avez besoin pour évaluer votre progression.
  • Utilisez des mesures objectives. Tout ce qui est mesurable rentre dans cette catégorie. Cela constitue un ensemble de faits tangibles, indispensables pour voir si vous progressez ou non.
  • Utilisez aussi des mesures subjectives. Celles-ci vous permettront de trouver des causes explicatives aux difficultés que vous rencontrez ou aux réussites subites. Elles regroupent vos ressentis émotionnels, physiologiques, voire les événements importants de votre vie sans lien avec votre projet, mais suffisamment marquants pour impacter vos plans. Quand vous notez vos ressentis en lien avec une activité relevant du projet suivi, il est important de le faire aussi vite que possible après l’activité. En effet, plus le temps passe et plus on perdra en précision.
  • Notez vos réflexions personnelles sur le projet en cours et ce qu’il évoque pour vous. N’hésitez pas à coucher vos pensées sur le papier pour les retrouver plus tard. Il est dommage d’oublier réflexions et idées parfois lumineuses sous prétexte qu’elles n’ont pas d’utilité immédiate. Pourtant, celles-ci peuvent favoriser des ajustements futurs ou générer de nouveaux projets.
  • Soyez régulier(e). Inscrivez vos relevés objectifs et subjectifs avec une fréquence minimale plutôt qu’à l’envie. Vous garderez ainsi une trace fiable et régulière de votre progression. Cette fréquence n’a pas besoin d’être quotidienne. Elle dépendra de la durée du projet, de sa nature, et pourra varier en fonctions des phases de celui-ci.
  • Prenez le temps de réviser régulièrement votre progression. Tous les mois ou toutes les semaines selon la durée du projet (si vous remplissez votre journal toutes les semaines par exemple, une révision mensuelle est pertinente).

Revisiter vos réussites

Enfin, pensez à garder les carnets de projets passés pour vous y référer et mieux prendre la mesure de ce que vous avez réussi à accomplir. Cela constitue un bon réservoir de motivation et vous permettra aussi de transférer vos meilleures stratégies de réussites dans d’autres domaines. Prendre conscience de ce qu’on a accompli est essentiel pour se sentir plus efficace et s’épanouir !

En résumé

Le journal de bord est donc plus une méthode et une approche qu’un objet tangible. Il prendra une forme différente selon votre style, votre projet, et les moyens dont vous disposez. Plutôt qu’un simple cahier, un ensemble de fichiers ou de supports numériques et physiques vont en général constituer le journal de bord. Pour des projets riches et complexes, on trouvera même parfois utile de créer un index qui précisera où se trouvent tel ou tel type d’information.

En bref, le journal de bord est un outil précieux pour réaliser vos projets, lorsque ceux-ci deviennent un peu complexes. Et si comme moi vous êtes branché(e) numérique vous pourrez vous appuyer sur des applications qui constituent d’excellents supports généralistes ou spécialisés dans certains domaines.

Outil très utilisé en coaching, le journal de bord vous servira autant pour vos projets professionnels, que personnels, sportifs, créatifs ou autres. Un bon carnet de bord ressemblera à votre projet et vous ressemblera. Et surtout, cela constituera une mine d’informations d’une grande valeur pour réussir et avancer sur tous vos projets !

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