La phycocyanine

La phycocyanine

Le nouvel or bleu

Pigment essentiel de la spiruline, la phycocyanine renferme un potentiel incroyable et des bienfaits exceptionnels sur la santé. Véritable perle thérapeutique, elle renforce nos défenses naturelles, agit contre le stress oxydatif et les effets du vieillissement. Le terme phycocyanine représente en réalité un groupe de plusieurs composés végétaux à l’origine de la couleur bleu cyan retrouvée dans certaines algues bleu vert microscopiques.

La phycocyanine est aujourd’hui le seul colorant bleu naturel autorisé en Europe comme colorant alimentaire. Ce phytopigment protéique fluorescent absorbe et capture les photons puis transforme cette énergie lumineuse en énergie électro-biochimique. Le groupe bilin qui la constitue est très proche des pigments biliaires de l’homme, ce qui pourrait expliquer son action détoxifiante et hépatoprotectrice. La matière de base de l’extraction de la phycocyanine est la spiruline fraîche, et non en poudre, car le processus de séchage est toujours destructeur de principes actifs.

La spiruline est cultivée en photo-bioréacteur, elle est concentrée par une méthode de culture spéciale afin d’arriver à la densité optique nécessaire à l’extraction de la phycocyanine. Ce procédé permet d’obtenir une phycocyanine très concentrée (3 gr/litre) et sous la forme native (extrait fluide) qui présente des avantages  » santé  » nettement supérieurs par rapport aux formes déshydratées généralement utilisées dans les compléments alimentaires à base d’algues (comprimés de spiruline). La phycocyanine est un anti-oxydant et un anti-radicalaire très efficace, elle est vingt fois plus puissante que la vitamine C et seize fois plus puissante que la vitamine E. Les études le montrent clairement aujourd’hui: l’inflammation et le stress oxydatif sont les causes majeures des maladies de notre civilisation que sont le diabète, l’obésité, le cancer, les troubles cardiovasculaires et neurodégénératifs (maladies d’Alzheimer, de Parkinson !).

À ces fléaux liés à des modes de vie déséquilibrés, la phycocyanine oppose ses exceptionnelles capacités anti-inflammatoires. Elle est ainsi capable d’empêcher la libération des médiateurs de l’inflammation et d’empêcher l’action délétère des radicaux libres, se révélant même bien plus efficace que nos antioxydants endogènes (vitamines C et E, superoxyde dismutase) pour contrer les dégâts causés aux membranes cellulaires, aux protéines et à l’ADN (source de vieillissement et de cancer).

Ce pouvoir antioxydant de la phycocyanine est très utile dans la prévention et le traitement de nombreuses maladies mais aussi pour limiter les dégâts après un arrêt cardiaque, une amnésie ou un traumatisme crânien. Car lors d’un accident de ce type, les cellules atteintes libèrent un grand nombre de radicaux libres qui peuvent s’attaquer à l’ADN. L’année dernière, des recherches de l’université de Pedralbes à Barcelone effectuées sur des rats ont montré que la phycocyanine inhibait la formation de radicaux libres au sein des cellules du cervelet et dans la région de l’hippocampe. Ces résultats ouvrent des perspectives plus qu’intéressantes dans le traitement des maladies d’Alzheimer et de Parkinson. De nombreuses autres pathologies allant de l’allergie à l’hyperactivité, en passant par les troubles thyroïdiens ou les dysfonctionnements hépatiques et rénaux pourraient être améliorées par ce qui semble bien être une nouvelle panacée.

La phycocyanine va plus loin en prévenant et traitant certains cancers. Une étude chinoise a montré qu’elle agissait sur la leucémie et ce, parce qu’elle a une action sur la production des cellules souches qui sont à la base de la formation des cellules sanguines. Il faut savoir qu’actuellement, la médecine ne permet pas de normaliser le nombre de globules blancs sans empêcher l’évolution de la maladie. La médecine a donc souvent recours à la greffe de moelle osseuse. La phycocyanine apporte donc de grands espoirs, également pour d’autres cancers. Elle a la capacité d’inhiber des virus comme l’hépatite B qui mène parfois au cancer du foie et l’herpès simplex de type 2 qui peut provoquer le cancer du col de l’utérus.

Les scientifiques affirment également que la phycocyanine règle la production de cellules blanches, même quand les cellules souches dans la moelle osseuses se trouvent endommagées sous l’effet de produits chimiques toxiques ou de radiation. Elle a un autre pouvoir remarquable : celui de rendre les différents globules blancs plus forts. Ceux-ci servent à défendre l’organisme contre les maladies. Lorsque l’on traite un cancer par chimiothérapie, on tue les cellules cancéreuses mais on affaiblit aussi les globules blancs.
La phycocyanine, en empêchant leur effondrement pendant le traitement, redonne de la force au patient.

Ce n’est pas tout : ce concentré peut même être utilisé dans le traitement du sida. Des chercheurs américains ont démontré en 1996 que prescrite à une certaine dose, la phycocyanine permettait d’inhiber la réplication du virus HIV dans certaines cellules sanguines. A doses plus fortes, elle stoppait carrément la réplication virale. Depuis, rien n’a été mis à jour concernant l’efficience d’une prise régulière de phycocyanine par manque de moyens pour des recherches approfondies.

Enfn, la phycocyanine prévient et soigne aussi l’athérosclérose, responsable d’un tiers des décès en Europe. On souffre de cette maladie lorsque des plaques de graisses (cholestérol entre autres) se déposent sur les artères et gênent la circulation du sang. Ce sont surtout les diabétiques, les fumeurs, les obèses, les personnes hypertendues et atteintes de cholestérol, qui sont exposés car leurs artères ne sont pas en bon état. La médecine classique répond par des anticoagulants, des traitements anti-agrégants plaquettaires et aussi des vasodilatateurs pour tenter de restaurer la circulation. Dans les cas les plus graves, elle procède au pontage. Mais en faisant cela, elle s’attaque aux conséquences non pas aux causes. La phycocyanine, elle, fait les deux.

Son usage régulier permet la régression des plaques ainsi que leur prévention. Elle semble aussi s’opposer aux causes des lésions des artères en favorisant l’excrétion fécale du cholestérol, en compensant certains excès alimentaires, en détoxiquant certains polluants contenus dans la cigarette… Sans danger et en tout innocuité, la phycocyanine apparaît comme la solution à de nombreuses pathologies et ses champs d’action sont vastes. La majorité des études sur cette substance vient d’Asie. Là-bas, la phycocyanine est utilisée en milieu hospitalier. Il faut donc souhaiter que l’Occident s’inspire de l’Asie en matière de soins alternatifs.

La source: Femme-Magazine

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