5 blockchains

Ethereum, Polkadot, Avalanche … Voici 5 blockchains parmi les plus prometteuses

Les cryptomonnaies connaissent un boom sans précédent depuis le début de l’année. Chacune d’elle repose sur une blockchain, une technologie décentralisée de stockage et de transmission d’informations, sur laquelle peut notamment s’effectuer des transactions. Certaines blockchains sont plus ou moins évoluées. Un nombre limité d’entre elles sert de support pour réaliser des applications, notamment de finance décentralisée, à travers principalement de « contrats intelligents » (« smart contracts » en anglais).

On parle alors de blockchains d’infrastructure. Nous en avons retenues cinq parmi elles qui apparaissent particulièrement prometteuses, au regard de ce qu’elle propose sur le plan technologique, du nombre de développeurs qui s’activent autour d’elles pour mettre au point de nouvelles fonctionnalités et de l’évolution du cours des cryptomonnaies qui leur sont associées depuis un an.

Bien qu’elle soit la première blockchain créée au monde, Bitcoin ne permet guère de développer d’applications et ne fait pas partie de notre sélection, contrairement à Ethereum, dont la cryptomonnaie l’ether est la deuxième en matière de capitalisation boursière. Solana (Sol), Cardano (Ada), Avalanche (Avax) et Polkadot (Dot) proposent également des infrastructures technologiques plus ou moins abouties, dont certaines peuvent apparaître comme de potentiels concurrentes d’Ethereum.

Ethereum écrase toujours la concurrence

Fondée en juillet 2015, Ethereum est aujourd’hui la blockchain la plus utilisée pour développer tout un tas de projets, d’applications de finance décentralisée ou de jetons non-fongibles (NFT). Déjà fonctionnelle, elle héberge par exemple le projet Sorare, qui a fait l’objet d’une levée de fonds record pour la tech française de 580 millions d’euros, et permet de collectionner des cartes à l’effigie de joueurs de football.

La problème d’Ethereum est que son réseau commence aujourd’hui à saturer, les transactions et l’interaction avec les « smart contracts » deviennent plus coûteuses et lentes. Ces contrats intelligents sont des protocoles informatiques permettant l’exécution automatique d’un contrat dont les termes et les conditions sont inscrits dans la blockchain, réputée infalsifiable.

Pour remédier à cette situation, une grande mise à jour doit intervenir sur le réseau Ethereum au cours des prochains mois, pour donner naissance à Ethereum 2.0. La blockchain passera ainsi de la preuve de travail à la preuve d’enjeu.

Le système de la preuve de travail est très consommateur en électricité, dans la mesure où il engage l’ensemble des machines du réseau qui cherchent toutes au même moment à résoudre des équations mathématiques très complexes pour miner de nouveaux blocs sur la blockchain. Ce processus de minage permet de sécuriser le réseau et de valider les transactions et opérations effectuées dessus.

La preuve d’enjeu doit de son côté permettre de réduire la consommation d’énergie et de fluidifier le réseau. Les mineurs mettent en jeu leurs jetons de cryptomonnaies pour obtenir le droit de valider des transactions avec leurs machines — des processeurs de type Asic — en échange de quoi ils perçoivent des commissions. Ce système évite de faire travailler en même temps toutes les machines du réseau. Si un mineur tentait de s’accaparer les fonds, il perdrait la totalité de ses jetons mis en jeu. De quoi dissuader toute tentative malveillante.

Valeur d’Ethereum : un ether vaut 3 263 euros, à 16h mardi 19 octobre 2021, soit un cours en hausse de 913% sur un an, selon la plateforme CoinGecko. La capitalisation de la cryptomonnaie atteint 384,83 milliards d’euros.

Cardano peine à se montrer pleinement opérationnelle

La blockchain Cardano, lancée en septembre 2017 par Charles Hoskinson, soit deux ans après Ethereum qu’il a co-créée, présente la particularité de fonctionner sous la forme de deux couches. Elle s’apparente à un mélange entre Bitcoin et Ethereum. Une couche est réservée aux règlements et permet d’enregistrer les transactions, avec un nombre de jetons Ada émis limités, comme pour le bitcoin dont la quantité en circulation est programmée à 21 millions, ni plus ni moins. Et une deuxième couche dédiée aux calculs doit contenir les « contrats intelligents ».

Une récente mise à jour, au mois de septembre, devait rendre cette seconde couche véritablement opérationnelle pour accueillir des smart contracts. « Le but était de faire passer un cap à cette blockchain et de commencer à développer pas mal d’applications dessus. Mais il y a toujours un souci sur la possibilité d’interagir à plusieurs au sein d’un smart contract », précise Julien Moretto. Les contrats intelligents restent donc encore très rares sur Cardano, qui peine à faire ses preuves, sans que cela n’affecte vraiment le cours de sa cryptomonnaie Ada.

Cette blockchain présente en revanche l’avantage de fonctionner déjà avec une preuve d’enjeu, ce qui limite sa consommation en électricité comparé à Ethereum et Bitcoin.

Valeur de Cardano : un jeton Ada vaut 1,82 euro, soit un cours en hausse de 1 885% sur un an. La capitalisation de la cryptomonnaie atteint 58 ,33 milliards d’euros au total.

Avalanche veut devenir « l’internet de la finance »

Avalanche est issue de la société Ava Labs, cofondée en 2019 par Emin Gün Sirer, un informaticien professeur à l’université de Cornell, dans l’Etat de New York, ainsi que les chercheurs Kevin Sekniqi et Maofan « Ted » Yin, spécialisés dans les systèmes distribués et la cryptographie. « Cette blockchain est plus jeune, il y a donc moins de certitudes la concernant ». Son principal atout est sa rapidité, comparé notamment à Ethereum. Elle permet de traiter des transactions en moins d’une seconde.

Avalanche ambitionne de construire « l’internet de la finance ». Un vaste programme que son architecture complexe et souple à la fois doit rendre possible. « Cette blockchain permet de mettre au point des applications sans que son fonctionnement soit trop compliqué en matière de code, ce qui permet d’attirer les développeurs », souligne l’analyste. Elle héberge déjà des contrats intelligents et veut faciliter l’essor de la finance décentralisée, avec des produits de rendement opérationnels.

Son architecture comprend différents sous-réseaux distincts, avec comme Cardano un mécanisme de preuve d’enjeu pour valider les transactions, auquel s’ajoute un « protocole de consensus » baptisé « Snow », renforçant sa sécurité.

Valeur d’Avalanche : un jeton Avax vaut 48,75 euros, soit un cours en hausse de 1 284% sur un an. La capitalisation de la cryptomonnaie atteint 10, 75 milliards d’euros au total.

Solana se distingue par sa rapidité

Officiellement lancée en 2020 après trois ans de développement, par des anciens de l’équipementier télécom américain Qualcomm, Solana fonctionne aussi avec la preuve d’enjeu. La blockchain, qui a levé 314 millions de dollars (269,6 millions d’euros) en juin, vante notamment sa rapidité. « Elle revendique 50 000 transactions par seconde, quand le réseau Ethereum ne peut en assurer que 15 par seconde aujourd’hui et Bitcoin seulement 7 », détaille Julien Moretto. Une efficacité qui serait même supérieure aux réseaux Visa et Mastercard et qui en ferait la blockchain la plus rapide au monde.

« Il faudra toutefois voir ce que donnera le réseau Solana quand beaucoup plus de monde l’utilisera », pointe l’analyste de Coinhouse. Solana dispose en plus d’un système innovant de proof of history (preuve d’historique), qui permet d’établir un ordre clair et vérifiable pour les transactions au sein de la blockchain, ce qui accroîtrait fortement ses performances et son débit.

Solana se montre déjà fonctionnelle pour des applications de finance décentralisée et les jetons non-fongibles (NFT). Le site Solonart répertorie par exemple les NFT qui peuvent s’échanger sur cette blockchain. De plus, elle bénéficie du soutien de Sam Bankman-Fried, le fondateur de la plateforme d’échange de crytpomonnaies FTX. Très populaire au sein de l’écosystème crypto et sur les réseaux sociaux, il a choisi la blockchain pour son projet « Serum » d’échanges décentralisés.

Valeur de Solana : un Sol vaut 133,61 euros, soit un cours en hausse de 7 011% sur un an. La capitalisation de la cryptomonnaie atteint 40,27 milliards d’euros au total.

Polkadot, la blockchain des blockchains

Polkadot est un projet de méta-blockchain, avec pour objectif de construire une blockchain permettant de créer des connexions et interactions entre les diverses blockchains déjà existantes, sans devoir faire appel à un intermédiaire. Pour passer du Sol à l’ether par exemple, il n’y aura pas besoin de recourir à une plateforme d’échanges de cryptomonnaies comme Binance ou Coinbase.

« Cela fonctionnera toujours selon le principe d’une blockchain avec un contrat intelligent, le code qui fera la loi, et le tout restera décentralisé », explique Julien Moretto. Lancé à l’automne 2017 par Gavin Wood, co-fondateur d’Ethereum, ce projet est notamment porté par la Web3 Foundation, qui cherche à promouvoir les protocoles pour les logiciels décentralisés. Polkadot est encore en phase de pré-développement et doit faire ses preuves.

« Des ‘parachains’ doivent sortir en novembre sur Polkadot, comme de nouvelles blockchains qui vont graviter autour de cette infrastructure, pour tester si tout fonctionne bien. Ce doit être une première pierre avant l’ancrage de blockchains plus importantes », précise l’analyste. Parmi les principaux concurrents de Polkadot, on peut notamment citer la blockchain Cosmos.

Valeur de Polkadot : un Dot vaut 34,66 euros, soit un cours en hausse de 893% sur un an, à 16h mardi 19 octobre 2021, toujours selon la plateforme CoinGecko. La capitalisation de la cryptomonnaie atteint 36 ,18 milliards d’euros au total.

Source : businessinsider


Investissez dans les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum…) grâce à la plateforme d’achat et de vente en ligne Binance et CryptoCom

Gagnez des profits en mobilisant vos cryptos dans votre wallet et des rewards avec votre POOL.
Créez votre compte ici access

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*